Lorsque l'on a souffert, comment arriver de nouveau à s'ouvrir ?


Opérations, maltraitance, abus, accident
, divorce, deuil, 
du moment où l'émotion et/ou le choc physique associés ont été intenses, les tissus se durcissent comme pour créer une armure dans la zone impactée.

Cela provoque un phénomène de dissociation de soi, la zone devient inconfortable, anesthésiée ou douloureuse, un espace que l'esprit n'a plus envie de ressentir, comme coupé du reste.

Une fois le traumatisme passé, l'armure de tensions reste bien que parfois "inutilement",
elle devient même cloisonnante pour l'individu, empêchant son mouvement naturel et sa rencontre au monde et aux autres.

C'est donc avec une extrême délicatesse que le travail du toucher doit être entrepris, car la remise en contact corporelle d'une zone traumatique, c'est aussi une remise en contact avec une partie de son histoire qu'il faut se sentir prêt à appréhender. 
Toutefois, et c'est très important, le traumatisme n'a pas besoin d'être revécu pour être évacuer émotionnellement et corporellement. Chaque choc génère des tensions qui peuvent être dénouées, dissoutes par l'alchimie de la respiration et du toucher. Lorsqu'elles se relâchent alors l'inconfort fait place au soulagement.
Le processus est simple, c'est de le traverser qui demande de la patience et beaucoup de bienveillance.

Une fois relâché, le corps peut enfin s'imprégner d'autres informations, plus douces et plus positives. C'est un travail de reconquête de soi, de réappropriation de territoire qui ouvrent des perspectives aussi inspirantes que largement épanouissantes...

La pratique d'une activité corporelle douce en conscience, telle que le yoga, la danse ou le taï-chi chuan peut aider aussi partiellement ou totalement à réunifier son corps et son esprit.
Une quête dont on ne peut faire l'économie si l'on souhaite être en accord avec soi-même et avec la vie !

Sur le même sujet : "la maltraitance physique"